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Mina YENKAMALA
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Impact différentiel de facteurs psychosociaux sur l'ajustement de patients récidivant d'un cancer (2005-2006)

L’objectif de cette étude est:

d’une part, d’étudier l’impact de différents facteurs sur l’adaptation psychologique à une récidive de cancer et,
d’autre part d’évaluer l’évolution de la qualité de vie, de l’ état anxieux et l'état dépressif et l’évolution de la maladie chez la personne sur une période de trois mois.
 

Lors de cette recherche, 32 personnes auxquelles ont été annoncé la récidive de leur cancer initial, et 21 personnes (parmi les 32) trois mois après, ont été rencontrées. Aux deux temps de la recherche, nous leur avons également fait remplir plusieurs questionnaires. 

Les résultats principaux permettent de montrer que:

 la majorité des personnes est en progression de son cancer et bénéficie d’un nouveau traitement;
 la majorité des malades n’a pas présenté de nouvelle récidive trois mois plus tard;
 considérer sa maladie comme un défi est représentatif de cette population car une personne sur deux utilise cette stratégie combative.

Des analyses statistiques nous ont permis d'obtenir les résultats suivants:

 les femmes qui avaient déjà rechuté de leur cancer ont une mauvaise évolution de leur qualité de vie;
 les malades en progression de leur cancer et pour lesquels est proposé un nouveau traitement adoptent de façon très significative une stratégie d'évitement c'est-à-dire que le diagnostic est considéré par eux comme une menace minime;
 un malade qui est optimiste utilisera plutôt une stratégie combative en considérant la reprise du cancer comme un défi;
 il utilisera également des stratégies d’impuissance-désespoir (consistant à percevoir la récidive du cancer comme une peine perdue) et de préoccupations anxieuses (qui traduit l'angoisse importante de la personne concernée ainsi que l'incertitude du pronostic);
 inversement, les personnes malades qui ne considèrent pas leur maladie comme un défi et qui la considèrent plutôt comme une peine perdue ont une mauvaise évolution de leur cancer.
 

Au regard de ces résultats, il semble justifié d’une part, de proposer un soutien psychologique et des programmes de gestion du stress aux malades dont le cancer a récidivé et d’autre part, de poursuivre cette étude sur un échantillon plus important.



Les déterminants psychosociaux de l’automédication des patients consultants pour des Troubles Fonctionnels Digestifs (2004-2005)

Les Troubles Fonctionnels Digestifs (TFD) sont une affection chronique et fréquente relevant de la gastroentérologie. Les objectifs de l' étude sont:

d’une part, de déterminer l’impact de divers facteurs sur l'adaptation psychologique aux TFD en termes de qualité de vie et de recours à l’automédication, et
d’autre part, d’évaluer l’évolution de la qualité de vie sur une période de trois mois.

Nous avons poursuivi cette étude en rencontrant une population identique à savoir des personnes atteintes de syndrome de l’intestin irritable ou de dyspepsie fonctionnelle (les deux pathologies formant les TFD). Au total, nos collègues et nous, avons rencontré 62 patients au premier temps de la recherche et 42 sujets, trois mois plus tard, au deuxième temps de recherche. Ainsi, les patients ont été invités lors d' un entretien à remplir plusieurs questionnaires. Le questionnaire d’automédication que nous avons construit a eu le mérite de mettre en évidence que les personnes affectées par ces troubles digestifs se soignent par eux-mêmes de façon importante, ce qui jusqu’à présent n’avait pas fait l’objet d’étude spécifique. 

Des analyses statistiques ont permis d'obtenir les résultats suivants:

 les jeunes ont une bonne évolution de leur qualité de vie;
 les personnes dont les symptômes sont récents ont une bonne évolution de leur qualité de vie mentale ;
 les personnes très anxieuses adoptent des stratégies de coping émotionnel (où le malade se focalise sur les conséquences émotionnelles de son problème de santé) et de coping distractif (où la personne agit et pense à autre chose pour éviter de se soucier de son problème de santé);
 inversement les malades qui utilisent peu le coping émotionnel ont une bonne évolution de leurs troubles digestifs trois mois après.

Au regard de ces résultats tendant vers une utilisation préférentielle de stratégies d'évitement de la maladie, des programmes d’autogestion vont permettre de donner à la personne un rôle actif dans le contrôle, la stabilisation ou le ralentissement de sa maladie et d’empêcher les conséquences indésirables et les complications.


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